Lauréat : Talent du Management (2011)

Frédéric MATHON & Bernadette PINET-CUOQ
président et président délégué, BJOP






 

L'AUDACE CONTROLEE

Lui est un golfeur émérite (handicap 8), elle une Ardéchoise mère de 3 enfants et maire d'Accons en Ardèche depuis 1985. La haute joaillerie doit beaucoup à ce duo de choc. Ensemble à la tête de l'Union Française de la Bijouterie, ils s'emploient à défendre et promouvoir les artisans de la filière. Prédestiné à reprendre la maison familiale de joailliers-fabricants, Frédéric Mathon est un
expert de la joaillerie. C'est lui qui, après avoir été nommé président du directoire de Roger Mathon SA, a présidé à la création du label joaillerie de France en 2006. De son côté, Bernadette Pinet-Cuoq entre dans l'univers de la bijouterie en 1983 ; lorsque les actionnaires du groupe ardéchois GL (Georges Legros), leader français de la bijouterie plaqué or et argent, lui demandent de les rejoindre pour mettre en oeuvre leur politique sociale et leur développement stratégique. Une mission qu'elle remplit avec tact, à tout juste 28 ans, et qui lui ouvre quelques années plus tard les portes les plus prestigieuses. Après un passage à la Chambre syndicale de la bijouterie, elle devient en effet dès 2002 Président délégué de l'Union Française de la Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie, des Pierres & des Perles (BJOP). Un seul objectif : rénover cette institution qui représente les intérêts de la profession, depuis les fabricants jusqu'aux grands maisons, en passant par les négociants. Audacieux, Bernadette Pinet-Cuoq et Frédéric Mathon deviennent alors des acteurs incontournables de la filière, en s'investissant à tous les niveaux dans différents mandats. Réorganisation des modes de gouvernance, refonte des formations et du diplôme pour redynamiser les Ecoles, en les associant plus étroitement au monde professionnel, rétablissement financier des Ecoles de la rue du Louvre, mobilisation de plus de deux millions d'euros pour soutenir les ateliers sous-traitants des grands groupes de luxe… L'avenir de la haute joaillerie leur doit beaucoup. L'objectif ? Préserver la filière et ses ateliers de haute joaillerie des risques de délocalisation. Leur dernier fait d'arme : sous leur impulsion, la BJOP vient juste de racheter le Laboratoire français de gemmologie dont la Chambre de commerce et d'industrie de Paris voulait se défaire. « Nous allons lui redonner son lustre, notamment en le développant à l'international », promettentils. Le secteur de la joaillerie peut dormir tranquille ; Bernadette Pinet-Cuoq et Frédéric Mathon veillent !

 





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